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L’apnée du sommeil

Plus exactement le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS), sont une maladie chronique très fréquente qui se caractérise par la survenue de pauses respiratoires.

La maladie

Concrètement, la baisse du tonus de plusieurs muscle induit une obstruction complète ou partiel des voies aériennes supérieures.
– Le cerveau peut être alors temporairement privé d’oxygène, ainsi que d’autres organes.
– soit un micro-réveil, brutal ou non, morcellement du sommeil, sommeil non recupérateur


Les conséquences sont notamment cardiovasculaires, AVC et infartus. Mais aussi dans le cadre de certains métiers où il peut y avoir un risque d’accidents, comme des avp chez les chaufffeurs-routiers, ou utilisateurs de machines

Il faut alors passer un examen. Il s’agit de faire l’enregistrement d’une nuit de sommeil : soit une Polygraphie Ventilatoire nocturne, soit une Polysomnographie, selon les symptômes et troubles du sommeil présentés.
Le degré de sévérité dépend à la fois des symptômes et de l’« index d’apnées hypopnées » (IAH) par heure de sommeil :
• Au moins 5 épisodes pour poser le diagnostic d’apnées minimes,
• Entre 15 et 30 pour celui d’apnées modérées,
• Plus de 30 pour celui d’apnées sévères.
Plus le nombre d’évènements respiratoires nocturnes est important, plus la baisse d’oxygène dans le sang (désaturation nocturne) et la fragmentation du sommeil le sont aussi.


Les facteurs

– Le surpoids : L’obésité est la cause principale des apnées du sommeil chez les adultes Néanmoins, de plus en plus souvent, il n’y a même pas de surpoids.
– Le diabète de type 2 (dit diabète « sucré »). Mais les diabétiques de type 1 en souffrent aussi, pour 20 % d’entre eux, et sont pourtant rarement en surpoids.
– Des anomalies faciales : On diagnostique également des apnées du sommeil chez des personnes ayant une dysmorphie faciale avec rétrognathie (menton en arrière/ mandibule décalée vers l’arrière par rapport à la mâchoire supérieure).
– Les maladies cardiovaxculaires .

Toutes les tranches d’âges sont concernées.
Les enfants aussi ! Entre 1 à 4 % des enfants seraient concernés, le plus souvent entre 2 et 8 ans, puis entre 12 et 16 ans.


Les symptômes

-Des signes banalisés et souvent inconstants
Ronflements, sommeil agité, somnolence dans la journée, fatigue, difficultés à se réveiller, maux de tête le matin, sont des symptômes évocateurs d’apnée du sommeil. Mais il n’est pas si facile de se rendre compte de ses propres apnées. Ce sont souvent les remarques du conjoint sur le problème de ronflement  qui attirent l’attention. Mais tous les ronfleurs ne font pas des apnées…
Les signes de cette maladie ne sont pas spécifiques. Ils sont souvent banalisés et inconstants, et ils rendent la prise de conscience de la maladie difficile. De plus, les symptômes progressent sur plusieurs années, ce qui facilite l’ « adaptation » du patient à ses symptômes, qu’il a alors tendance à sous-estimer.

-Attention aux signes trompeurs chez les femmes 
Dans les formes légères et modérées, les femmes se plaignent surtout de symptômes généraux (fatigue, manque de dynamisme, dépression, insomnie) mais peu décrivent une somnolence.
Ces signes trompeurs, surtout après la ménopause, cachent pourtant des apnées. De la fatigue, des maux de tête au réveil, des insomnies, etc. doivent faire consulter. 
A savoir : 25 % des femmes enceintes seraient concernées par les apnées du sommeil.


Les traitements

ils dépendant de l’IAH et des symptômes
-L’orthèse d’avancée mandibulaire
Dans les apnées légères voir modérées, ces petits appareils amovibles, sortes de gouttières, dégagent le pharynx en avançant la mâchoire inférieure pour maintenir un passage d’air dans la bouche. Cela peut parfois suffire.

-La machine avec utilisation d’un masque
Avec le traitement par pression positive continue (PPC), le malade dort avec un masque narinaire, nasal ou naso-buccal où la pression de l’air est insufflée, levant ainsi le barrage mécanique qui empêche l’air de passer.
Elle doit être proposée dans les apnées sévères et modérées selon les symptômes ou en présence d’une maladie cardiovasculaire grave associée.
Le bénéfice de ce traitement est formellement démontré, comme le consigne la Haute autorité de santé (HAS), tant pour améliorer la qualité de vie du patient que pour corriger les symptômes (somnolence, fatigue…), l’hypertension et le risque cardiovasculaire associés aux apnées du sommeil. Mais à la condition que la machine soit utilisée un minimum de 4 heures par nuit.

-La rééducation oro-maxillo-faciale 
Un accompagnement avec un kinésithérapeute et/ou un orthophoniste peut être mis en place, afin de redonner du tonus à la langue.

-Les mesures hygiéno-diététiques (et perte de poids pour les patients en surpoids ou obèses) et l’alcool agravant les apnées, le tabac
– Les medicaments agravant les apnées (les medicaments de traitement de l’apnée sont en phase III au états unis.
De même, des conseils personnalisés d’hygiène de vie, relatifs à l’activité physique et à une alimentation équilibrée

-Chez l’enfant :
Une prise en charge multidisciplinaire et adaptée à l’enfant est nécessaire : chirurgie des amygdales, orthodontie, traitement des allergies, rééducation de la langue, recours éventuel à la pression positive continue (PPC)…
L’objectif est de permettre à l’enfant de respirer normalement la nuit (par le nez !) et de retrouver ainsi un sommeil et une qualité de vie de qualité. Traiter jeune permet aussi de diminuer le risque d’apnées à l’âge adulte.
Chez l’enfant le risque est plutôt les difficultés neurocognitives, l’agitation