L’asthme



La maladie
Elle se manifeste par des crises avec des épisodes de gêne respiratoire, comme une sensation d’oppression dans la poitrine, une toux sèche, parfois une respiration sifflante et/ou un essoufflement anormal à l’effort.
Une crise d’asthme peut durer de plusieurs minutes à quelques heures. Entre deux crises, la respiration redevient normale. La fréquence et l’intensité des crises est variable selon les personnes et selon les périodes.
PLUSIEURS FACTEURS:
– Les allergènes présents dans des lieux fermés (logements, lieux de travail, etc.) tels que les acariens, phanères d’animaux, moisissures, mais également à l’extérieur (pollens, moisissures).
– Les polluants irritant les bronches: pollution de l’air extérieur (particules fines), pollution de l’air intérieur (fumées de tabac, huiles essentielles, bougies parfumées, acariens, etc.), dans le cadre d’expositions professionnelle (solvants, fumées, pots d’échappement, etc.).
– Les infections respiratoires avec les virus hivernaux (rhume, grippe, Covid-19, etc.), les infections bactériennes (pneumopathies, infections par les pneumocoques).
– La prise de certains médicaments (bêtabloquants, par exemple)
– Le froid ou un air trop sec
– L’effort physique
– Les émotions fortes
Les symptômes
– difficulté respiratoire et sifflements le plus fréquemment
mais aussi :
– sensation d’oppression au niveau de la cage thoracique,
– une difficulté pour respirer profondément,
– une respiration sifflante,
– un essoufflement à l’effort ou une toux sèche qui ne passent pas.
Ils peuvent survenir en même temps, successivement ou à des moments différents.
Ils peuvent tout particulièrement survenir en pleine nuit et au petit matin, notamment en cas d’allergie aux acariens, de reflux gastro-œsophagien (RGO) ou en présence d’un syndrome des apnées du sommeil.
Les symptômes de l’asthme peuvent être d’intensité très variable, allant d’une simple gêne à une véritable sensation d’étouffement.
Le diagnostic
Il repose sur un interrogatoire précis, mais aussi en réalisant des EFR (exploration fonctionnelle respiratoire) avec un test à la ventoline, c’est à dire qu’après la réalisation des EFR, on fait inhaler de la ventoline, on attend une quinzaine de minutes puis on refait une partie de ces EFR, la Spirométrie, et on note s’il y a une amélioration significative des résultats après cette prise de ventoline.
Les traitements
– Un traitement de fond : pour stabiliser la maladie, avec une prise quotidienne de corticoïdes inhalés (action anti-inflammatoire), parfois associée à des bronchodilatateurs de longue durée d’action. C’est un traitement au long cours qui vise à réduire la survenue des symptômes de l’asthme et prévenir la survenue de crises sévères.
– les bronchodilatateurs à courte durée d’action (la ventoline). Le patient doit les conserver à portée de main, en cas de symptômes aigus
– L’identification et l’éviction des facteurs favorisant l’asthme
– les biothérapies, ces médicaments sont des anticorps ciblant des protéines particulières qui interviennent dans le processus d’inflammation. Leur prescription est soumise à conditions particulières.
